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Le Doodle Bombing, vous connaissez?

Le Doodle Bombing, c’est le terme qu’a donné Hattie Stewart à son style artistique. Traduction libre de ma part : ce sont des dessins (doodles) appliqués à une page de magazine qui en dénaturent le sens premier et l’amènent à un autre niveau.

Stewart s’est vraisemblablement inspirée du terme photobombing, une expression récente qui veut dire le fait de saboter une photo délibérément ou par inadvertance.

Exemple de photobombing, avec un poisson qui prend la pose au bon moment :

photobombing-animal-poisson

photobombing.fr

Dans le cas de l’artiste Hattie Stewart, l’acte de sabotage est le doodling 🙂

On l’a tous déjà fait un petit peu… Ajouter une moustache à la face angélique de Drew Barrymore dans un magazine de salle d’attente. Ou bien colorier une belle carie à la dentition parfaite de Cindy Crawford.

C’est un peu ça du Doodle Bombing.

Évidemment, le coup de crayon de Hattie Stewart, son style énergique inspiré du cartoon, caricatural et absurde, ne passe pas inaperçu et transforme toute publicité ou page couverture de magazine en une oeuvre décapante.

HattieStewart_Time

Hattie Stewart

HattieStewart_Vogue

Hattie Stewart

(Visitez son Tumblr pour plus d’exemples : hattiestewart.tumblr.com)

Le mouvement engendre sur son passage de nouveaux adeptes et les groupes de Doodle Bombers semblent s’affirmer et se multiplier sur le Web. Il faut dire que l’idée d’utiliser le matériel d’autres personnes (photographe, graphiste, publicitaire, etc.) pour l’amener dans une autre direction, afin de passer un message (ou pas!) est séduisante. Et peu coûteuse. Un crayon noir permanent de qualité, une feuille de magazine, et on laisse notre imaginaire s’emballer.

De mon côté, j’ai tenté aussi de pousser plus loin mon griffonnage de magazine, inspirée par les œuvres de Hattie Stewart.

Alors, voici mon essai de Doodle Bomb :

DoodleBombAvant_Sentinelle

Après :

DoodleBomb_SentinelleCreative

Je me suis (pas mal!) laissé aller sur cette madame en papier. J’ai collé, découpé, peint à l’acrylique et ai utilisé des crayons blanc, noir et rouge. Disons que j’avais bien des crayons à essayer et un peu de temps devant moi. Mes prochains doodle bombs ne seront pas tous aussi longs à faire 🙂

J’ai apprécié dépasser le simple gribouillis pour aller plus loin dans cette fantaisie. C’est un exercice stimulant et libérateur. Mais attention au papier mince et fragile qui peut être facilement transpercé.

Pour vous inspirer :

Un tableau Pinterest : www.pinterest.com/doodlers/doodle-bomb

Un blogue des Doodler anonymous : doodle-bomb.tumblr.com

Le site de Hattie Stewart : hattiestewart.com/work/magazines